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Honouring a Veterans is our Duty!

Le jour du Souvenir
sera perpétué et observé avec respect à la:
onzième heure, du
onzième jour, du
onzième mois
chaque année
par nous
et
nos descendants.

La campagne du coquelicot :

Le savez-vous ?

La Légion a distribué plus de 21,6 millions de coquelicots lors de la Campagne 2015 !

  • Des dons reçus lors de cette campagne, plus de 19 millions de dollars ont été versés pour venir en aide aux vétérans canadiens et à leurs familles ainsi que pour rendre hommage aux soldats morts au combat.
  • Nous vous remercions de votre appui et des dons généreux que vous avez offerts au cours de la campagne du Coquelicot.
  • Les chiffres concernant les décaissements en provenance de la campagne du Coquelicot 2016 seront communiqués en mars 2018.

Historique

Chaque novembre, des coquelicots fleurissent sur les revers et cols de plus de la moitié des Canadiennes et des Canadiens. Depuis 1921, le coquelicot symbolise le Souvenir, l'expression visuelle de notre engagement de ne jamais oublier tous les Canadiens qui sont morts à la guerre et lors d'opérations militaires. Le coquelicot signifie aussi à l'échelle internationale un «symbole de Souvenir collectif», car d'autres pays ont aussi adopté le coquelicot pour honorer ceux qui ont fait le sacrifice ultime. La signification du coquelicot peut être tracée à une origine internationale.

On peut relier le coquelicot aux individus tués durant les grandes guerres, depuis les campagnes militaires napoléoniennes du 19e siècle, plus de 110 ans avant son adoption par le Canada. Des témoignages historiques font état de la densité des pousses de coquelicots qui fleurissaient sur les tombes des soldats tombés dans la région des Flandres en France. On faisait alors état du lien entre le coquelicot et les morts sur les champs de bataille, décrivant comment des champs qui étaient nus avant les batailles se couvraient de fleurs rouge sang après la bataille.

Juste avant la Première Guerre mondiale, peu de coquelicots poussaient dans les Flandres. Durant les terribles bombardements de cette guerre, les terrains crayeux devinrent riches en poussière de chaux, favorisant ainsi la venue des coquelicots (popaver rhoes). La guerre terminée, la chaux furent rapidement absorbées et les coquelicots ont commencé à disparaître de nouveau.

L'individu qui a contribué plus que tout autre à l'adoption du coquelicot comme Symbole du Souvenir au Canada et dans le Commonwealth, fut Lieutenant- colonel John McCrae, un officier médical canadien durant la Première Guerre mondiale

Lieutenant-Colonel McCrae est né le 30 novembre 1872 à Guelph, Ontario. À l'âge de 14 ans, il s'est joint au corps de cadets Highfield et, trois ans plus tard, s'enrôla dans la batterie de campagne de la Milice. À l'école de médecine de l'Université de Toronto, il était membre du Régiment ''Queen's Own Rifles of Canada''. Lorsque la Grande-Bretagnea déclarée la guerre contre l'Allemagne, le 4 août 1914, la participation du Canada fut automatique. John McCrae était dans l'une des premières vagues de Canadiens qui s'enrôlèrent pour Service, et il fut nommé chirurgien de brigade, de la 1re Brigade de l'Artillerie des Forces canadiennes.

En avril 1915, John McCrae était en poste près d'Ypres, en Belgique, une région appelée traditionnellement les Flandres. Ce fut à cet endroit, durant la 2e Bataille d'Ypres, que l'un des combats les plus féroces de la 1re Guerre mondiale eut lieu. Travaillant dans un poste de secours sur les bancs du canal Yser, où il appliquait des pansements à des centaines de soldats blessés, à la suite d'un nombre effarant d'attaques ennemies, il observa ''à quel point nos corps sont très épuisés, mais nos esprits le sont encore davantage. L'impression générale dans mon esprit est l'un d'un vrai cauchemar".

En mai 1915, le jour suivant le décès de son compagnon soldat, Lieutenant Alexis Helmer, d'Ottawa, John McCrae écrivait son ouvrage maintenant célèbre, une expression de son angoisse due à la perte de son ami et une réflexion de son voisinage – des coquelicots sauvages qui poussaient au milieu de simples croix en bois marquant les tombes improvisées. Ces 15 lignes, écrites dans 20 minutes, présentaient une description précise des vues et des bruits de la région où il se trouvait.

Lieutenant-colonel John McCrae quitta Ypres avec ces quelques lignes mémorables griffonnées sur un bout de papier. Ces mots étaient un poème qui débutaient comme suit: "Au champ d'honneur, les coquelicots sont parsemés de lot en lot...''. Il ne se doutait certes pas que ces 15 lignes deviendraient imprégnées dans les pensées les plus profondes et les cœurs de tous les soldats qui les entendraient. Avec ces mots, le coquelicot écarlate devint rapidement le symbole des soldats morts à la guerre.

Le poème fut publié la première fois, le 8 décembre 1915, en Angleterre, dans la revue Punch.

Sous les rouges coquelicots des cimetières flamands,
Qui parmi les rangées de croix bougent dans le vent,
Nous sommes enterrés. Et dans le bleu des cieux,
Les alouettes encore lancent leur cri courageux
Que plus personne n'entend sous le bruit des canons.
Nous sommes morts : il y a à peine quelques jours,
Nous connaissions les joies de la vie, de l'amour,
La fraicheur de l'aurore, les lueurs du ponant.
Maintenant nos corps sans vie reposent en sol flamand.
Nos mains inanimées vous tendent le flambeau :
C'est à vous, à présent, de le tenir bien haut,
De contre l'ennemi reprendre la querelle.
Si vous ne partagez des morts la foi rebelle,
Nos corps ne pourront pas dormir paisiblement
Sous les rouges coquelicots des cimetières flamands. J.P. van Noppen
Une traduction du poème "In Flanders Fields" de Lt.-Col. John McCrae

Le poème fait référence "au champ d'honneur" mais le sujet est universel - la crainte des morts qu'ils seront à jamais oubliés, que leur mort aura été en vain.

Le Souvenir tel que symbolisé par le coquelicot, est notre réponse éternelle qui dément cette crainte.

Avec tristesse, Lieutenant-colonel McCrae est décédé suite à une pneumonie, à Wimereux en France (près de Boulogne), le 28 janvier 1918 à l'âge de 45 ans.

La Fleur du Souvenir

Une enseignante américaine, Moina Michael, alors qu'elle travaillait dans le YMCA, Quartier-général des secrétaires, Guerres à l'Étranger, à New York, en novembre 1918, lut le poème de John McCrae, ''Au Champ d'Honneur''. Elle a immédiatement ''pris un engagement personnel de porter l'oriflamme et a fait vœu de porter toujours un coquelicot rouge des Flandres comme un signe du Souvenir et un emblème de l'oriflamme avec tous ceux qui sont morts.

Deux ans plus tard en 1920, cette coutume vint à la connaissance d'une française, Madame Guérin, en visite aux États-Unis. À son retour en France, elle décida de se servir de coquelicots faits à la main pour recueillir des fonds pour les enfants sans ressources des régions dévastées du pays.

Suivant l'exemple de Madame Guérin, l'Association des Anciens combattants de la Grande Guerre (le prédécesseur de la Légion royale canadienne), adoptait officiellement le coquelicot comme sa Fleur du Souvenir, le 5 juillet 1921.

Grâce aux millions de canadiens qui portent le coquelicot de la Légion, à chaque mois de novembre, la petite fleur rouge n'a jamais été oubliée, ni le souvenir des 117,000 de leurs compatriotes morts au combat.

Un Symbole d'unité

À 05h30, le matin du 9 avril 1917, la Bataille de la Crête de Vimy débuta, marquant un événement-clé de notre histoire militaire. Les troupes canadiennes ont combattu avec acharnement contre les forces ennemies, pour prendre une crête bien fortifiée, malgré la température des plus inclémentes. Cette bataille était significative; non seulement fut-elle un succès retentissant pour le Canada, mais dans les mots de Brigadier-général A.E. Ross, la bataille a marqué la ''naissance d'une nation''. Plus jamais, le Canada serait-il éclipsé par la puissance de ses alliés. Cette bataille a prouvé la capacité du Canada en tant d'être une force à craindre sur le théâtre de guerre.

La bravoure, la discipline et le sacrifice exhibés par les troupes canadiennes au cours de ces quelques jours sont maintenant légendaires. La bataille représentait une unification mémorable de nos ressources en personnel car des troupes de toutes les divisions militaires canadiennes, de toutes les régions du Canada et de tous les milieux sociaux se sont ralliées collectivement pour vaincre un ennemi puissant avec des chances de succès peu favorables. Nos troupes se sont regroupées pour triompher de l'adversité et d'une menace militaire pour le monde entier.

Maintenant, des décennies plus tard, les canadiens sont encore unis dans leur Souvenir alors qu'ils reconnaissent et honorent les actions désintéressées de nos troupes dans toutes les guerres. Nous réalisons que c'est grâce à nos Anciens combattants que nous existons en tant que nation fière et libre.

Aujourd'hui, alors que des gens de toutes les régions du Canada et de tous les milieux sociaux se joignent dans leur engagement de ne jamais oublier, ils choisissent d'arborer un coquelicot. Ils sont unis comme canadiens, pour partager une histoire commune de sacrifice et d'engagement.

Le Coquelicot de Revers

Les coquelicots de revers portés au Canada aujourd'hui ont été fabriqués, la première fois, en 1922, par des Anciens combattants handicapés sous le contrôle du Ministère de la Réintégration des Soldats à la Vie civile.

Jusqu'en 1996, le matériel du coquelicot était fabriqué aux ateliers Vetcraft dirigés par Anciens Combattants Canada, à Montréal et Toronto. Le travail fournissait une petite source de revenu pour les anciens militaires handicapés et les personnes à leur charge, leur permettant ainsi de prendre part activement au maintien de la tradition du Souvenir.

Lorsqu'il ne devint plus pratique pour Anciens Combattants Canada de maintenir les opérations de Vetcraft, la Légion s'est portée volontaire pour assumer la responsabilité continue de la production des coquelicots. Ce faisant, la Direction nationale a accordé un contrat de production à une société privée pour produire les coquelicots, toutes les opérations étant menées sous le contrôle et la surveillance stricts de la Légion.

Le pèlerinage du Souvenir de la Légion

Que ce soit pour se rapprocher de nos camarades tombés au combat, des membres de notre famille, des êtres qui nous sont chers, ou tout simplement pour rendre hommage à ceux qui sont morts pour notre liberté, un pèlerinage est une expérience de vie que chaque Canadien et Canadienne devrait entreprendre.

Depuis l'adoption au Congrès national de 1928 d'une résolution visant à visiter Vimy, en France, à l'occasion du dévoilement du Mémorial national du Canada à Vimy, la promotion d'un pèlerinage a fait partie de nos efforts pour encourager le Souvenir. Bien que la fréquence des pèlerinages de la Légion ait changé au fil des années, en raison d'événements historiques (p. ex. Deuxième Guerre mondiale) et de situations économiques, la Légion continue de promouvoir l'importance du Pèlerinage. En savoir plus...

Coquelicot et Souvenir

Buts et objets

La mission de la Légion royale canadienne est de ''Servir les Anciens combattants et les personnes à leur charge, de promouvoir le Souvenir et d'être au service du Canada et de ses communautés''.

En fait, les buts et objets de la Légion sont nés du besoin de favoriser l'esprit de camaraderie et d'aide mutuelle parmi tous ceux qui ont servi, et de ne jamais oublier les hauts faits des disparus. Il est primordial que la Légion s'efforce de transmettre ces objectifs et traditions aux familles et descendants de nos anciens militaires, et de sensibiliser davantage tous les canadiens à ce sujet.

La source principale de financement pour permettre à la Légion d'accomplir ce travail des plus importants est la Campagne annuelle du Coquelicot, la principale assise de notre Programme du Souvenir.

C'est la générosité des canadiens qui permet à la Légion de s'assurer que nos Anciens combattants, et les personnes à leur charge, sont entourés de soins attentifs et traités avec respect. Cette campagne, destinée aux canadiens de tous âges, sert à perpétuer le Souvenir en s'assurant que la mémoire et les sacrifices de nos Anciens combattants de guerre ne soient jamais oubliés.

La Légion est également un des principaux intervenants dans la mise en place et l'entretien de monuments visant à souligner la contribution et la vaillance de nos Anciens combattants et militaires. Nous sommes profondément honorés et fiers d'accepter la tâche d'organiser des cérémonies du Souvenir partout au Canada, y compris la Cérémonie nationale du Jour du Souvenir, à Ottawa. De plus, en travaillant de concert avec d'autres organisations d'Anciens combattants et le Gouvernement du Canada, la Légion s'est engagée à assurer que les comptes-rendus et souvenirs de nos héros morts au champ d'honneur et ceux des Anciens combattant retournant au pays, soient préservés à tout jamais.

La Légion royale canadienne fut honorée de mettre en marche et de coordonner la Tombe du Soldat inconnu pour le centenaire de 2000 et de suggérer la proclamation de l'année 2005 comme l'Année de l'Ancien combattant. Ces initiatives et autres projets commémoratifs et activités menés par la Légion royale canadienne, ont été accueillis par les canadiens qui n'ont jamais hésité à démontrer leur appui pour reconnaître la dette envers ceux qui ont tout sacrifié. Nous repayons cette dette dans notre ''Souvenir''.

Acte du Souvenir
"Ils ne vieilliront pas comme nous,
qui leur avons survécu.
Ils ne connaîtront jamais l'outrage
ni le poids des années.
Quand viendra l'heure du crépuscule
et celle de l'aurore,
nous nous souviendrons d'eux."


Le poème du Soldat
J'étais ce que personne ne voulait être.
Je suis allé où les autres craignaient d'aller,
Et j'ai fait ce que les autres ont négligé de faire.
Je n'ai rien demandé à ceux qui n'avaient rien à donner,
Et j'ai contemplé, à regret, l'idée d'une éternelle solitude…
si je devais échouer.
J'ai fait face à la terreur,
J'ai senti le froid mordant de la peur,
J'ai aussi profité de la douce saveur d'un moment d'amour.
J'ai pleuré, souffert et espéré… mais plus que tout,
J'ai vécu des moments que d'autres souhaiteraient oublier.
Et un jour, je serai au moins capable de dire que j'étais fier d'être ce que je fus…
UN SOLDAT


Promesse de se souvenir
Ils étaient jeunes, jeunes comme nous,
Ils ont servi, donnant généreusement d'eux-mêmes.
Nous leur promettons, en dépit du temps qui passe,
De porter le flambeau et de ne jamais oublier.
Nous nous souviendrons d'eux.


Prière avant le combat
Quand, sous le grondement des canons,
je mène ma troupe à l'assaut des Teutons,
je me sens seul, faible, terrifié
et m'étonne souvent d'avoir osé
accepter ce poste de commande.
Troublé, angoissé, je demande
à Dieu, je le prie de m'entendre,
d'écouter sans attendre
mon profond désarroi.
Approche-toi, mon Dieu, aide-moi.
Aide-moi à me soumettre,
à mériter le pouvoir confié.
Si la mort qui me guette
se décide à frapper
Guide-moi, mon Dieu, vers ta clarté.
Mes hommes ne doivent pas sentir
de ma peur les entraves.
Aide-moi, qu'ils puissent dire,
" C'était un brave ".
- Alexander Railton Campbell

Cette prière sous forme de poème est une traduction de « Prayer before Battle ».
Elle a été écrite par le Major canadien Alexander R. Campbell durant la guerre.
Il est mort au combat au cours de la bataille d'Ortona en Italie, le 25 décembre 1943.


Haute voltige
Oui: j'ai scindé mes liens avec le sol
Et valsé dans les cieux avec les fées;
J'ai fait des soubresauts lorsqu'en plein vol
J'ai taquiné les nues rose-argentées.
Sous le soleil j'ai vu la voûte immense,
Senti le vent effleurer mes sourcils,
Quand tout-à-coup j'entendis le silence:
J'avais vaincu ma peur du grand défi
Toujours plus haut, dans le ciel azuré,
Là où les aigles ne sauraient planer,
Moi, j'ai pourtant voulu outrepasser
Les bornes du bonheur. Et tendrement
J'osai, au tout sommet du firmament
Toucher le front du Dieu omnipuissant.
- - Jean Pariseau

Une adaptation du poème « High Flight » de John Gillespie Magee, Jr.

John Gillespie Magee, Jr. est né à Shanghai, en Chine, en 1922. En octobre 1940, à l'âge de 18 ans, John Magee Jr. s'enrôle avec l'Aviation royale canadienne. Après son entraînement de vol, il se rend en Angleterre avec le rang de sous-lieutenant d'aviation breveté. Au cours de son entraînement avec l'avion Spitfire, on lui assigna la tâche de mener une envolée à haute altitude, « dans la stratosphère ». Après avoir atterri, il retourna à ses quartiers et écrivit son fameux sonnet High Flight sur le revers d'une lettre qu'il avait écrite à sa mère.


Origine et signification L'autoroute du Souvenir identifie une section de l'autoroute 20 depuis Rivière-Beaudette jusqu'à l'échangeur Turcot, à Montréal. Ce nom commémore le soixantième anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale et souligne le courage de ceux et celles qui, sur terre, sur mer et dans les airs, ont fait le sacrifice ultime de leur vie. Ce nom de lieu se veut également un témoignage de reconnaissance et de respect des Québécois et des Québécoises à l'endroit des vétérans qui ont participé à différents conflits et à des missions de paix. Pour en savoir plus, cliquez ici...

Autoroute des Héros Le 24 août 2007, le Ministère des transports de l'Ontario annonça qu'une section de la 401, entre la Don Valley Parkway à Toronto et la base aérienne de Trenton sera renommée l'Autoroute des Héros
(En anglais: "Highway of Heroes'),
en addition de son appellation actuelle.
Cette section est fréquemment utilisée par les convois funéraires qui transportent les dépouilles des soldats canadiens morts en Afghanistan de la base aérienne de Trenton vers les bureaux du coroner à Toronto. Depuis 2002, alors que le premier soldat canadien tombé au combat était rapatrié d'Afghanistan, des foules se massent sur les viaducs pour montrer leurs respects alors que le convoi funéraire passe.